vendredi 5 janvier 2018

Définition de la Holding pour faire tomber le mythe

À quoi sert véritablement une holding
La holding est une société dont l’objet est de regrouper des associés ou actionnaires qui souhaitent acquérir une influence significative dans ses filiales
Il existe deux types de sociétés holding :
  • holding passives, qui se contentent uniquement de détenir des participations dans d’autres sociétés ;
  • holding actives, qui, en plus de ce qui a été précisé juste avant, fournissent des services à leurs filiales.
La presse donne à la holding une connotation négative car elle est souvent associée aux termes de défiscalisation, paradis fiscaux voire blanchiment d’argent.
Dans la réalité, pour 99% des cas, les holdings ont une réalité économique et « hébergent » le centre décisionnel du groupe.
Sur le plan économique, en effet, on évoquera plus l’appellation de groupe ou de maison-mère que de holding.

Rapport avec le contrôle de gestion :

La relation entre le contrôleur de gestion et le groupe est très étroite et ce, à plusieurs titres :
  • Dépendance fonctionnelle : dans la plupart des cas le contrôleur de gestion a une double dépendance : hiérarchique et fonctionnelle. Le « reporting » hiérachique est en général représenté par le DAF ou le directeur de site selon la taille de l’entité ; Le « reporting » fonctionnel s’exerce entre le contrôleur financier et le contrôleur de gestion ou DAF Division.
  • Reporting : Le support qui reflète le mieux la relation contrôleur/groupe est le reporting sous toutes ces formes.
  • Services : Le Groupe refacture aux filiales un certain nombre de services :
    • relation actionnaires,
    • marketing,
    • droits et licences,
    • R&D,
    • Cash
    • IT
Ces services refacturés sous l’étiquette « management fees » soulèvent trois sujet :
  1. Fiscal : les factures manquent de transparence car le découpage des coûts de siège en fonction d’unités d’œuvre comme le chiffre d’affaires satisfait rarement l’administration fiscale qui souhaite voir des projets dédiés accompagnés de feuilles d’heures en libellé de factures. Si l'Europe est exigeante sur ce point (mais peut-on s'en blâmer?), beaucoup d'autres pays sont encore plus drastiques en la matières: les holdings ont dans leur bilan quantité de factures à des filiales, impayées dans des états africains, pour ne citer qu'eux.
  2. Perception des managers : le comportement de défiance des responsables, sans parler des employés, exerçant dans les filiales, oblige le contrôleur à communiquer sur les coûts de siège avec suffisamment de crédibilité sans pour autant perdre son rôle « corporate »;
  3. Prix de transfert : la législation européenne s’est renforcée depuis 2014 pour les filiales de groupes côtés, obligeant les obligeant à tenir à jour un guide complet de la politique de refacturation entre filiales et de groupe à filiale. Les services n’échappent pas à ce devoir de formalisation.
Approfondir le sujet:


Le coin des entrepreneurs

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